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01/03/2013

La relève de Guillaume de Fonclare

Guillaume-de-Fonclare_reference[1].jpgLes cent pages de Dans tes pas, suffisent à Guillaume de Fonclare pour transformer une marche funèbre en une étonnante source d'énergie vitale.


Guillaume de Fonclare a le génie de concentrer ses récits jusqu’à en tirer un jus d’énergie vitale. Il possède un alambic d’où sort une eau de vie qu’il nous transfuse à mots portants. En 2010, son premier livre, Dans ma peau, disait en peu de pages -mais quelles pages !-  comment, nommé à la direction du Mémorial de la Grande Guerre de Péronne (Somme) où est conservé le souvenir de milliers de morts au champ d’honneur, il y avait puisé le courage de supporter la maladie incurable qui le ronge. Avec Dans tes pas, l’homme qui peine à mettre un pied devant l’autre se lève et marche à la rencontre de Serge, son ami qui s’est défenestré. Rien n’aurait laissé imaginé que, à 40 ans, ce bon vivant, modèle de réussite professionnelle, déciderait d’en finir après avoir déposé ses petites filles à l’école. C’est d’abord pour elles que Guillaume de Fonclare écrit.

Ce bref récit d’une mort inattendue n’est pas une consolation. Ce laïc "qui ne craint ni Dieu ni diable", mais se passionne pour les églises médiévales, leur donne une prière de louange à la vie. Afin que ces enfants puissent fixer leur mémoire et grandir, il leur dit quel ami fut leur père. En regard, il ricoche sur ce suicide pour leur dire pourquoi, lui, en dépit de la maladie et de la douleur, il aime vivre. Guillaume de Fonclare possède l’art et la manière de prendre appui sur les failles et les faiblesses pour en faire les leviers d’une renaissance qui nous redresse et nous met en marche.

Ed. Stock, 95p, 12,50€

Morceau choisi: "De toi, je n’ai rien appris du mystère de la vie, et celui de la mort s’est fait plus épais. Cependant, c’est le murmure de ta voix qui m’encourage à exister et à demeurer debout, malgré toutes les difficultés, et l’énigme de ta fin m’encourage à vivre pleinement ; rien n’est  assuré pour quiconque, joie, bonheur, tristesse ou désespérance. Ma grande faiblesse n’est pas la fin, et même si mon esprit aspire à la paix, je n’en ai pas fini avec cette vie-là. Tant pis si le chemin ne m’a pas conduit là où je voulais aller ; si je n’apprends pas de mes défaites, c’en est fini de moi. J’aime et je suis aimé, c’est cela l’essentiel". 

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